Texte libre

Je fréquente un lycée, celui de la ville de New Westminster, et assiste aux cours d'humanités (sciences sociales).  A partir du mois de mai je me rendrai à l'université Simon Fraser où je suivrai des cours de pédagogie. Les articles suivants relatent mon expérience, mes étonnements et découvertes. Bon surf sur la toile !

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Environs et environnement

Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 05:23
La nature en Colombie-Britannique est telle qu'elle suscite chez nous un désir de la parcourir de la manière la plus simple qu'il soit : la marche.
Deux chemins de randonnée - trail - (équivalent des GR en France) longent la côte pacifique sur l'île de Vancouver : le West Coast Trail, long de 75 km, et le Juan de Foca Trail, d'une longueur de 50 km.
Pour une première expérience du genre, nous nous sommes attelé au Juan de Foca Trail.



Caractéristiques du sentier
47 km le long de la côte, le Juan de Foca Trail surplombe l'océan, traverse des plages immenses, évolue dans une foret humide, en terrain accidenté. La boue est omniprésente, les troncs d'arbres jonchés sur le sol sont le spectacle courant , témoin de tempêtes violentes passées.
Par moment, le sentier est sur la plage. Gare aux marées montantes !

Vestiges d'une tempête passée

la boue, composante majeure du sentier

Le niveau de difficulté de la randonnée varie en fonction des portions du sentier. Pour simplifier, nous avons parcouru les parties qualifiées de "plus difficiles" les 2ème et 3ème jours. Les autres jours, non pas que la randonnée était toute paisible, mais l'effort à fournir était moindre.

Quand on évoque les termes de "sentier" ou "chemin de randonnée", des images de sentiers balisés nous viennent en tête. Or, le Juan de Foca Trail, bien que classé chemin de randonnée, nécessite bien des fois d'escalader, ou de jouer à saute mouton sur les rochers de la plage, ou encore de faire preuve d'équilibre au milieu de marre de boue sur lesquelles des morceaux de bois servent de plate-forme.
Des marches sont sculptées dans un tronc d'arbre abattu par une tempête.
L'humidité, en plus du sac à dos, rend périlleuse cette ascension

Plage

Au bout de la plage, un peu d'escalade

Pont suspendu

Les racines des arbres sont autant d'obstacles à passer, et servent également de prises pour les descentes à pic sur terrain friable.
Vous l'aurez deviné, cette randonnée a parfois pris des allures de marche en conditions extrêmes, mais quelle satisfaction d'arriver à des endroits reculés, où les paysages suffisent à être un spectacle inlassable.

une côte complètement sauvage, paradis des otaries et lions des mer

La découverte de la faune locale
Les forets sont peuplées d'ours, de pumas et de loups.
Lors d'une rencontre avec un ours, il est recommandé de faire de bruit puis de faire chemin arrière si l'ours ne semble pas partir. Nous en avons rencontré au détour d'une plage : deux ours se restauraient d'insectes. Apparemment habitués à la présence humaine, ils ne semblaient pas vouloir se déranger. A nous donc de faire demi-tour et de patienter 20 minutes, le temps qu'ils quittent notre itinéraire.
ours croisés au loin  sur une plage

Les pumas quant à eux sont plus dangereux car ils sont des chasseurs. Ils peuvent prendre en filature pendant plusieurs kilomètres un adulte avant de l'attaquer. En cas de rencontre inopportune, il faut se montrer agressif, s'emparer d'un bâton ou d'une pierre et le brandir en l'air, voir le lancer dans la direction du puma. Heureusement pour nous, nous n'avons pas fait ce genre de rencontre.

Tous les camps (espaces à l'abri des marais, car en bord d'océan) sont dotés de food cache. Il s'agit de boites en métal avec un système de poussoir pour l'ouvrir et la fermer.
Pourquoi cacher sa nourriture?Pour éviter de se la faire piller par les ours gourmands ! Plus que la nourriture, c'est tous les produits qui ont une odeur qu'il faut mettre hors d'atteinte : dentifrice, déodorant, savon.
Bear box : mettre la nourriture hors d'atteinte des ours

Lors de notre dernier campement, les boites métalliques étaient remplacées par un autre système : des câbles avec poulies pour accrocher en l'air les sacs contenant la nourriture.
autre système de garde-manger : un mat avec cordage en pleine forêt

La faune aquatique n'est pas absente du périple : visite d'otaries à proximité du bord.
Nous avons fait une marche extra pour nous rendre à la crique des lions des mer. Après 45 minutes de marche en terrain non balisé, car le sentier n'a pas été déblayé depuis la dernière grosse tempête de décembre, nous dominons l'océan. La vision de lions des mers en pleine pêche est fabuleuse. Malheureusement trop loin pour être photographiés, ou reconnaissable sur une photo.
on devine l'otarie à gauche du rocher, tout juste sortie de l'eau
Crique des lions des mer (taches noires flottantes)

6 jours d'expédition en plein nature
6 jours de bonheur permanent, d'efforts physiques aussi
6 jours de rigolade au sein d'un groupe de randonneurs
Aucune envie de rentrer à la ville... excepté pour prendre une douche !

Par melanie - Publié dans : Environs et environnement
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Mercredi 13 juin 2007 3 13 /06 /Juin /2007 08:04
La deuxième destination de mon périple fut Ucluelet, une ville située sur la côte pacifique de l'île de Vancouver.

Une mini - croisière
La traversée dure 2 heures et s'effectue en bateau, avec la compagnie de la Colombie-Britannique "BC Ferries". Nous quittons le continent et ses massifs pour aborder des paysages forestiers et insulaires.
On devine un sommet enneigé au large, en quittant
l'embarcadère de Tsawassen (sud de Vancouver)

Paysages insulaires : ici les îles Maine et Galiano.


Victoria, capitale administrative de la Colombie-Britannique
Débarqués à Victoria, capitale administrative de la Colombie-Britannique, nous avons juste eu le temps de découvrir le Parlement, et de visiter (rapidement) le Royal British Columbia Museum qui est à la fois un musée d'histoire naturelle et un musée historique.

Le parlement
La ville de Victoria, du nom de la reine d'Angleterre, est crée en 1843 afin de contrer la colonisation américaine qui s'intensifiat dans l'Etat voisin de l'Oregon. Ainsi, la Compagnie de la Baie d'Hudson créa un comptoir de fourrures, principale activité de l'époque dans la région. Victoria devient la capitale de la Colombie Britannique en 1869, succédant ainsi à New Westminster (ville où j'ai effectué un stage en lycée). Eloignée de la voie ferrée transcanadienne, Victoria a ainsi été épargnée par l'industrialisation. Ainsi, Victoria conserve et offre un caractère original hérité de la fin du XIXè siècle.
  Parlement de Victoria

Le Royal British Columbia Museum
Le Royal British Columbia Museum est consacré à la mise en valeur du patrimoine naturel et culturel de la Province. Il est intéressant de voir ces deux domaines rassemblés dans un même musée. Un premier niveau présente l'histoire naturelle de la province. Ensuite, une partie du musée est consacré à l'histoire moderne et présente une reconstitution des rues de la ville. On se croirait dans un vrai studio de cinéma! Enfin, une section sur l'histoire amérindienne explique la vie des autochtones avant l'arrivée des Européens, puis les bouleversements apportés par eux au sein des sociétés amérindiennes.
Musée : l'architecture date de 1968


Ucluelet, l'extrême ouest de la Colombie-Britannique

Paysages maritimes : la façade pacifique
La côte pacifique alterne entre rochers, plages de sable fin, forêt pluviale.
L'exposition aux vents forts sculpte les arbres en les forçant à se courber.
Côte pacifique : rochers habités par les otaries

Long Beach, plage de 11 km de sable fin, et forêt pluviale

Ne vous fiez pas aux apparences d'un paysage idyllique pour la baignade, car cette plage n'est pas en position d'abris. Cela signifie qu'elle est fortement exposée aux vents marins. La température de l'atmosphère mais aussi de l'eau est assez fraiche (l'eau n'excède pas les 10° C même en été). Cependant, la tranquillité de cette endroit est vraiment appréciable.
Long Beach, appartenant au parc national du Pacific Rim

Le tunnel "krummholz" :
une végétation particulière face à l'exposition aux vents
La formation d'une forêt particulière, appelée le "tunnel Krummholz", permet aux arbres de pousser grâce à une bande de protection naturelle formée de buissons, et arbustes. En effet, les arbres sont extrêmement vulnérables face au vent et aux tempêtes marines. C'est pourquoi un première bande de végétation sert de bouclier aux arbres de la forêt pluviale.

Long Beach, et tunnel "Krummholz" au second plan.

Aperçu de la forêt pluviale, protégée des vents par les
arbustes et buissons, formant le tunnel "krummholz".

Schématisation de la composition du tunnel "Krummholz"

L'intérieur du tunnel est vraiment surprenant.
Sur le chemin qui mène à la plage, on évolue dans une forêt humide composée de grands arbres, et d'une végétation luxuriante. Puis brusquement, on entre dans une foret sombre, où les arbres n'ont pas de feuilles et sont très serrés.
Foret parcourue pour arrivée à long beach

Début du tunnel "Krummholz" : les arbres sont très rapprochés
ne laissant à la lumière et au vent que peut d'occasion de pénétrer cet espace.

Entrée dans le tunnel "krummholz" depuis la plage.

Plage au vent / à l'abri
Un peu plus loin, toujours situé au coeur du parc national du Pacific Rim, une autre plage est un peu plus fréquentée, notamment par une population de surfeurs. En position d'abris, cette plage offre aux promeneurs des conditions plus favorables à la balade ou à la sieste. En effet, cette plage bénéficie d'un renfoncement, et peu être comparer au même principe que les criques sur la côté atlantique française : un renfoncement naturel qui protège la plage des vents forts.

Autre partie de Long Beach, en position d'abris : le repère des surfeurs.

Un nombre incroyable de troncs d'arbres ont
échoué sur la plage lors des fortes marais.

Une faune exotique
Des panneaux informent les visiteurs de la présence de risques particuliers.
Toute la faune surprend et fascine en même temps... tant que la rencontre n'est pas hasardeuse.
Informations à destination des visiteurs : pumas, ours
(bruns et grizzli), loups sont des résidents de l'ile de Vancouver

Les ours s'aventurent en bord des routes afin de brouter l'herbe et les baies, tout juste mures à cette époque au endroits les plus exposés au soleil.
Rencontre en bord de route d'une ourse et de son ourson : un moment magique!

Ours brun

La faune marine est aussi de la partie : lions des mer, otaries, et baleines ont fait partie des rencontres exceptionnelles de ce séjour.
Otarie dans le port d'Ucluelet

Lion des mers, installé dans le port d'Ucluelet,
près de l'usine d'emballage de poissons

Dos d'une baleine aperçu au large d'Ucluelet
Jeu de 2 baleines

Il est évident que les clichés des baleines ne reflètent pas la beauté du spectacle. Les entendre, voir le rejet d'eau de 4 mètres de haut, admirer les queues en imaginant la masse présente sous l'eau... Cette expédition en zodiac au large de Broken Island est inoubliable : voir de tels animaux dans leur milieu naturel- Tout simplement génial !
Par melanie - Publié dans : Environs et environnement
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Mardi 8 mai 2007 2 08 /05 /Mai /2007 20:11
Dimanche dernier, je me réjouissais d'aller faire une randonnée sur Bowen Island, une île située à 20 minutes de traversée au nord de Vancouver.
Samedi, le temps était si clément, que je ne pouvais imaginer un changement climatique pour le lendemain, d'autant plus que j'avais ouie dire qu'il ferait plus chaud, environ 20 degrés. Oui mais, le réchauffement était accompagné d'une dépression, plongeant Vancouver et ses environs sous un crachin de type breton force 8.
Levé 6h du matin pour rejoindre le groupe dans le centre de Vacouver et ensuite aller jusqu'à l'embarcadère de Horshoe Bay à 25km. Une fois arrivée à Bowen island, la pluie ne faisaint que tomber de plus belle. Mais ce n'est pas un crachin breton qui allait nous déécourager!
L'effort physique nous a comblé et courbaturé : 17 km parcourus en 7 heures (dénivelé de 750 mètres). Mais les vues panoramiques ont été les grandes absentes de cette journée.
  Un paysage apaisant sous une brume pesante

Plongée dans la brume, la forêt nous offrait que ses arbres à admirer.  Nous évoluons dans une Rain forest (forêt humide), et le sens de ces mots prennent tout leur sens ici.
  rain forest : une très forte densité de cèdres

Des cèdres d'une taille impressionnante
 
En effet, on se doute que pour expliquer une forêt humide, il pleut assez souvent. Mais la particularité de ces précipitations est qu'elles ne s'arrêtent jamais! Je m'explique : la pluie tombe sur les arbres et ceux-ci retiennent les goutes qui tombent en différé sur le sol. Il y a donc une sorte de décalage temporel entre la pluie qui vient du ciel et celle qui vient des arbres. Cela explique qu'il pleut plus longtemps dans la forêt de Bowen island, et c'est pourquoi nous avons marché sous la pluie toute la journée, même si par moment il ne pleuvait plus.
Cette abondance de précipitations permet à la végétation de proliférer dans un milieu très propice, et nous oblige à nous équiper en conséquence.
Equipement de grand randonneuse ! 
La cap waterproof est indispensable en ces temps de grande humidité.

Cette photographie permet d'évaluer la taille des arbres par rapport
aux deux personnes qui se trouvent sur la gauche.

On remarque également sur cette photographie des arbres jonchant le sol. Cela n'est pas dû à un élagage printanier ! Non! Voici des séquelles de la tempète de décembre dernier déjà évoquée à propos de Stanley park (article Vancouver tout en vert).

Conséquences de la tempète de décembre 2006

Les sentiers sont pour la plupart déblayés mais un grand nombre de branches et de troncs témoignent de la puissance de la tempète. Je précise que la densité des arbres est élevée. Par conséquent pour qu'un arbre soit déraciné au milieu d'une foule de specimen de cèdres, il faut une raffale de vent particulièrement forte et à contre sens. C'est ainsi que des arbres d'une centaine de mètres ont été déracinés.
Le chemin qui mène au sommet de Garner Mount se rétrécit au fur et à mesure de notre ascension.
L'itinéraire est balisé par des rubans ou points oranges-fluo
accrochés aux arbres. Le remarquez-vous sur la photographie?

Bien que le temps n'ai pas été de la partie, cette journée a été tout de même enrichissante.
Mes mollets me rappellent, au moment même où j'écris ces lignes, l'effort fourni il y a deux jours. Moralité : ne jamais sous-estimer les étirements!
Par melanie - Publié dans : Environs et environnement
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 19:22
La route qui mène à Whistler vaut le détour pour les paysages. Cette route est appelé Sea to Sky Hight Way, car elle emmène les automobilistes de la mer aux sommets des montagnes.
La route est à flanc de montagne et domine le golfe d'où les îles de Bowen et Gambier révèlent leur pente boisée qui plongent vertigeusement dans l'océan.

Les panoramas sont spéctaculaires et nous surprennent à chaque virage.
les clichés parlent d'eux-même !

Les paysages changent dès lors que nous évoluons davantage dans la vallée, en nous écartant de la côte. Le relief, toujours aussi arpenté, fait apparaitre des vallées boisées au dénivelé important.
Et les canyons jalonnent Cheakamus River, que l'on devine en contre-bas sur la photographie.
D'autres paysages époustouflants nous attendent.
Samedi prochain : randonnée à Bowen Island.

Cette journée à Whistler nous réserve une dernière surprise. Après les paysages incroyables, voici la faune qui se dévoile : un ourson est sur le bord de la route, à environ une quizaine de mètres. Marche arrière toute pour immortaliser cet instant. De tous les clichés, seulement deux permettent de le voir, s'en retournant dans son bosqué. l'ourson correspond à la tache noire sur l'arbre mort
Par melanie - Publié dans : Environs et environnement
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PROCHAINEMENT

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