Mercredi 27 juin 2007
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Une coulée verte ... qui courrait dans l'aire urbaineEntrons plus en détails dans la présentation d'un des fronts d'eau, présenté succinctement dans l'article précédent. Le long de False Creek se dresse le Sea Wall, sorte de "coulée verte" pour reprendre un terme d'urbanisme cher aux politiques actuelles de la ville.
On entend par coulée verte tout aménagement urbain laissant une place prépondérante aux espaces verts, éloigné de la circulation automobile, et reliant différents quartiers entre eux. La coulée verte des Amidonniers à Toulouse en est un exemple.
Aperçu de Sea Wall : 25 km d'espace pour piéton
Sea Wall longe la mer comme son nom l'indique, et privilégie tout mode de circulation écologique : vélo, marche, roller, skate ou long board. Lieu d'activités sportives en tout genre, cet endroit accueille un grand nombre de citadins les jours de beau temps.
Farniente, bronzette, frisbee, pique-nique sur la plage sont autant de passe-temps estivaux.
Verdure et plage font
de cet endroit un lieu très apprécié
Cette coulée verte parcourt Vancouver du nord au Sud, de Stanley park à Granville Island, dans un premier temps, puis continue jusqu'à la pointe occidentale de la ville, à savoir l'université de Colombie-Britannique. D'une distance d'environ 20 km, les immeubles alternent avec de larges espaces verts.
Stanley park au bout de la plage : une véritable forêt urbaine.
Stanley park, vue de l'intérieur :
une végétation à l'état sauvage
Ville et environnement : quelle cohabitation pour un meilleur respect écologique ?
Les villes françaises sont loin de rivaliser avec ce genre de cadre de vie où la nature semble trouver une place entière au coeur de l'espace urbain. Il est évident que la dimension historique est explicatif de ce déficit de verdure en France.
Cependant, il faudrait reconsidérer la fonction même des espaces verts. Doivent-ils correspondre aux jardins à la française, aux allées parfaitement entretenues, où le gazon devient un lieu sacré qui ne peut être foulé ?
La question du développement durable devient un domaine à part entière dans la politique nationale, et doit considérer l'espace urbain comme terrain propice à l'innovation environnementale. Favoriser davantage les déplacements non-polluants, et améliorer la qualité de l'espace quotidien de millions de citadins (non pas par la plantation d'arbres sur les trottoirs mais dans de larges espaces), sont des aspects qui me semblent primordiaux afin de rendre plus cohérent la cohabitation entre l'
homo urbanus et dame Nature.
Par melanie
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Publié dans : to-vancouver
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