Mardi 8 mai 2007
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Dimanche dernier, je me réjouissais d'aller faire une randonnée sur Bowen Island, une île située à 20 minutes de traversée au nord de Vancouver.
Samedi, le temps était si clément, que je ne pouvais imaginer un changement climatique pour le lendemain, d'autant plus que j'avais ouie dire qu'il ferait plus chaud, environ 20 degrés. Oui mais, le réchauffement était accompagné d'une dépression, plongeant Vancouver et ses environs sous un crachin de type breton force 8.
Levé 6h du matin pour rejoindre le groupe dans le centre de Vacouver et ensuite aller jusqu'à l'embarcadère de Horshoe Bay à 25km. Une fois arrivée à Bowen island, la pluie ne faisaint que tomber de plus belle. Mais ce n'est pas un crachin breton qui allait nous déécourager!
L'effort physique nous a comblé et courbaturé : 17 km parcourus en 7 heures (dénivelé de 750 mètres). Mais les vues panoramiques ont été les grandes absentes de cette journée.
Un paysage apaisant sous une brume pesante
Plongée dans la brume, la forêt nous offrait que ses arbres à admirer. Nous évoluons dans une
Rain forest (forêt humide), et le sens de ces mots prennent tout leur sens ici.
rain forest : une très forte densité de cèdres
Des cèdres d'une taille impressionnante
En effet, on se doute que pour expliquer une forêt humide, il pleut assez souvent. Mais la particularité de ces précipitations est qu'elles ne s'arrêtent jamais! Je m'explique : la pluie tombe sur les arbres et ceux-ci retiennent les goutes qui tombent en différé sur le sol. Il y a donc une sorte de décalage temporel entre la pluie qui vient du ciel et celle qui vient des arbres. Cela explique qu'il pleut plus longtemps dans la forêt de Bowen island, et c'est pourquoi nous avons marché sous la pluie toute la journée, même si par moment il ne pleuvait plus.
Cette abondance de précipitations permet à la végétation de proliférer dans un milieu très propice, et nous oblige à nous équiper en conséquence.
Equipement de grand randonneuse !
La cap waterproof est indispensable en ces temps de grande humidité.
Cette photographie permet d'évaluer la taille des arbres par rapport
aux deux personnes qui se trouvent sur la gauche.
On remarque également sur cette photographie des arbres jonchant le sol. Cela n'est pas dû à un élagage printanier ! Non! Voici des séquelles de la tempète de décembre dernier déjà évoquée à propos de Stanley park (article Vancouver tout en vert).
Conséquences de la tempète de décembre 2006
Les sentiers sont pour la plupart déblayés mais un grand nombre de branches et de troncs témoignent de la puissance de la tempète. Je précise que la densité des arbres est élevée. Par conséquent pour qu'un arbre soit déraciné au milieu d'une foule de specimen de cèdres, il faut une raffale de vent particulièrement forte et à contre sens. C'est ainsi que des arbres d'une centaine de mètres ont été déracinés.
Le chemin qui mène au sommet de Garner Mount se rétrécit au fur et à mesure de notre ascension.
L'itinéraire est balisé par des rubans ou points oranges-fluo
accrochés aux arbres. Le remarquez-vous sur la photographie?
Bien que le temps n'ai pas été de la partie, cette journée a été tout de même enrichissante.
Mes mollets me rappellent, au moment même où j'écris ces lignes, l'effort fourni il y a deux jours. Moralité : ne jamais sous-estimer les étirements!
Par melanie
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Publié dans : Environs et environnement
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Apparamment ça à l'air un peu moins favorable pour l'espèce humaine. Où certaines adaptations au milieu seraient alors nécessaires: imperméabilisation de la peau, hypertrophie des mollets et alimentation exclusivement en lychens et autres cousins spongiformes... Un régal!