Texte libre

Je fréquente un lycée, celui de la ville de New Westminster, et assiste aux cours d'humanités (sciences sociales).  A partir du mois de mai je me rendrai à l'université Simon Fraser où je suivrai des cours de pédagogie. Les articles suivants relatent mon expérience, mes étonnements et découvertes. Bon surf sur la toile !

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Dimanche 10 juin 2007 7 10 /06 /Juin /2007 22:10
Après une longue absence, me voici de retour!
J'ai voyagé en Colombie Britannique et ai parcouru la bagatelle de 2000 km en 6 jours.
Première destination : Kelowna, présenté et désigné par les Canadiens comme LE désert du pays.
Ensuite, découverte de Vancouver Island, et de sa faune quelque peu exotique.
Laissez-vous compter ce périple...
Par melanie - Publié dans : to-vancouver
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Dimanche 10 juin 2007 7 10 /06 /Juin /2007 03:06
Première étape de mon périple : Kelowna, ville d'environ 100 000 habitant.
Pour parvenir jusqu'à cette ville, il faut traverser le sud des Rocheuses. Kelowna se situe à 400 km à l'est de Vancouver. Un paysage infini de montagnes et de forêts s'offre à nous. Les villes sont particulièrement éloignées les unes des autres. Ainsi, des panneaux "Check your fuel - next gaz station 85 km" balisent notre itinéraire.    Paysages forestiers interminables

Paysages de plaines, au-delà des Rocheuses,
à l'approche de Kelowna.

Pour une localisation plus précise de Kelowna, consultez google map : www.maps.google.fr

Cette ville est au coeur de la vallée de l'Okanagan, vallée drainée par un lac gigantesque. En effet, le lac Okanagan s'étend sur 111 km, et a une largeur maximale de 6,5 km. Imaginez donc une fine bande d'eau étirée du nord au sud. Il s'est formé il y a 10 000 ans, lors du retrait de la dernière calotte glaciaire.
Premiers aperçus du lac Okanagan,
une réserve d'eau douce très précieuse.


Lac Okanagan, son nom signifie :
"là où il y a de l'eau", pour les Salish, peuple autochtone.

L'apport du lac en douce permet à trois grandes agglomérations de se développer sur ses rives, : Vernon au nord, Penticton au Sud et Kelowna au centre. La présence de sols fertiles associé à un climat semi-aride explique le développement agricole de la région.
Les cultures maraichères, c'est-à-dire de fruits et légumes, occupent les fonds de vallées et ainsi que les terrasses aux abords du lac.
La rive droite du lac se compose d'une bande agricole
(notamment des vignes, et des vergers), et
d'une bande forestière en amont.


Rives du lac Okanagan, à Kelowna.

La production agricole alimente en partie le marché de Vancouver et fait connaitre Kelowna sous le nom de "Ville des vergers". Le chemin de fer transcanadien dessert la ville à partir de 1925, et la relie à Vancouver, et au Pacifique. Vignobles dans l'Okanagan
(encyclopédie du Canada : http://www.canadianencyclopedia.ca/)

Une nouvelle liaison routière rapproche Kelowna et la vallée de l'Okanagan à la région côtière de Colombie-Britannique. Il s'agit de l'autoroute Coquihala, inaugurée en 1990, offrant une route plus directe entre Vancouver et Kelowna : seulement 4 heures de voiture pour parcourir à peine 400 km.

Le tourisme se développe autour de l'industrie du vin, des plages du lac (sport nautique en tout genre), et ses golfs. Kelowna est devenue une sorte de station balnéaire aux allures de région viticole. Le vin est à l'image des vins californiens. On regrette les dégustations payantes, et les visites de chais sur réservation.
(mini) Terrain de golf à Kelowna.
Les clubs officiels sont sur les côteaux.


Tout ce récit pour vous démontrer que la vallée de l'Okanagan se ressemble pas tout à fait un désert. Il ne suffit pas uniquement un climat semi-aride pour justifier d'un désert.
Quels sont les autres critères qui permettent de définir ce qu'est un désert?


Par melanie - Publié dans : to-vancouver
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Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /Mai /2007 05:27
Cela fait désormais 15 jours que mon emploi du temps est rythmé par les cours à l'Université Simon Fraser. Quel plaisir de redevenir étudiante pour un temps ! Qui plus est, en tant qu'auditrice-libre, ce qui signifie que je n'ai aucun des travaux à rendre, aucun devoir à faire !
J'assiste à des cours de pédagogie made in North America. Et n'ayant pu résister à la tentation qui hantait la géographe que je suis, je particpe donc à un cours sur la géographie des Etats-Unis.

Rassurez-vous je ne vais pas vous parler du contenu des cours, mais plutôt vous faire visiter le campus... qui peut avoir quelques ressemblances avec celui du Mirail à Toulouse. Suivez le guide!

Premier aperçu de l'université en arrivant en bus

L'édifice a été construit et inauguré en 1965. Les architectes sont Erickson et Massey. Est ce que leurs noms vous disent quelque chose? Du moins celui d'Erickson a déjà été cité sur ce blog, puisque c'est lui qui est  le concepteur du musée d'anthropologie d'UBC (voir article "musée d'anthropologie : une place pour les autochtones?").

Un campus aux allures de vaisseau spatial
De primes abords, l'université ressemble à un vaisseau spatial transplanté en haut de la colline de Burnaby, à 30 minutes du centre de Vancouver. Et cette impression se renforce lorsque l'on pénétre à l'intérieur.
Entrée principale de l'université Simon Fraser, où le béton est
omniprésent dans la conceptualisation de cette université...
Omniprésent et parfois oppressant

Il est difficile de distinguer l'intérieur de l'extérieur puisque l'université s'organise selon 4 ou 5 niveaux différents, pour lesquels des couloirs extérieurs permettent de relier les différents batiments qui composent l'université.

Une conception fonctionnaliste de l'espace
Les architectes s'inscrivent dans le courant fonctionnaliste qui marque les années 1960-70, et dont Le Corbusier, en France est l'instigateur international. C'est cette même tendance qui régit la construction des villes nouvelles telle le Mirail à Toulouse. Les principes sont simples : on sépare chacune des fonctions de l'espace. Ainsi, les voies de circulation entourent l'espace d'habitat ou d'étude, et sont souvent à un niveau inférieur afin d'éviter tout contact avec le piéton. Des espaces verts structurent également l'espace de façon à offrir un cadre de vie agréable.
Hall principal - Convocation Hall : de part et d'autre se situent
la bibliothèque
universitaire et tous les services (banque, librairie,
agence
de voyage, théatre, etc.) utiles à la vie estudantine.

Non, non, ceci n'est pas un échaffaudage de construction! C'est un préau qui abrite le hall principal de l'université. Ce toit permet de protéger des précipitations, très courantes à Vancouver. On peut ainsi se déplacer tout en restant au sec.
Vue panoramique du Convocation Hall :
sur la droite la bibliothèque universitaire, sur la gauche les services.


Dans le prolongement de ce hall principal se dressent des marchent qui donnent accès au quadrilatère. Bâtiment en forme de quadrilatère, celui-ci se compose de salle de classe et de laboratoires de recherches. Au centre : un large espace avec deux plans d'eau symétriques et de l'herbe. Cet espace est particulièrement agréable par beau temps.
Quadrilatère : partie sud et est réservé aux départements
d'histoire, sciences politiques, psychologie.

Quadrilatère : parties sud et ouest
(département de littérature anglaise et salles de classe)

On pourrait penser que cet édifice est exclusivement aérien. Mais ne vous fiez pas aux apparences. En effet, si cet article amorce en titre un labirynthe, c'est qu'il y a deux niveaux inférieurs qui ouvrent sur deux autres bâtiments en contre-bas. Là se cachent le Education Building, et le Robert C. Brown Hall, que j'ai eu tant de mal à dénicher lors de ma première venue sur le campus. Niveaux inférieurs ne signifient pas sous-sols! En effet, ces deux batiments ouvrent sur une multitude de terrasses, petites fontaines et vue panoramique saisissante.
Vue d'une salle de géographie en début de soirée, à la fin d'un cours.
Par melanie - Publié dans : Le milieu scolaire canadien
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Samedi 12 mai 2007 6 12 /05 /Mai /2007 19:34
Après les parcs des alentours et les îles environnantes, revenons dans la ville, et plus particulièrement dans le quartier de Chinatown.
Sachez que Vancouver compte la plus importante communauté chinoise (et même asiatique) après San Francisco. L'immigration chinoise date de 1850, motivée dans un premier temps par la ruée vers l'or dans la vallée du Fraser (rivière). Puis, les Chinois sont recrutés en masse dans leur pays pour venir participer à la construction du chemin de fer transcontinental reliant l'Atlantique et le Pacifique, de 1881 à 1885.

Chinatown Millinium Gate
Chinatown Millinium Gate, conçu par l'architecte Joe Wai et financée entre autre
par la banque HSBC (Hong Kong and Shangai Bank Corporation), et la communauté locale

La structure de cette prote évoque l'entrée des cimentière de Beijing (Peikin) aux XIXè et XXè siècle. Lorsque les résidants ont exprimé leurs inquiétudes face aux mauvais préjages qu'elle supposait, un expert en feng shui a été sollicité afin d'approuver sa construction (après quelques changements mineurs qui ont toutefois rassuré les résidants).

La spécificité de Chinatown concerne la signalétique des rues. En effet, toutes les indications sont inscrites en chinois puis en anglais. Les lampadaires sont décorés de dragons en fonte, donnant aux rues des allures de Nouvel an chinois.
Décoration chinoise en ce qui concerne le choix du mobilier urbain

Dr Sun Yat-Sen Classical Chinese Garden
Plusieurs attraits touristiques jalonnent le quartier de Chinatown.
Tout d'abord le jardin du Dr Sun Yat-Sen, havre de paix végétal au coeur de la ville. Le jardin reflèten la philosophie taoïste (ou religion?) du yin et du yang. Ainsi les jardins chinois classiques représentent l'équilibre entre les forces opposées : humain et nature, ciel et terre, lumière et noirceur. L'eau et les plantes représentent le yin, et les passages couverts représentent le yang.

Architecture et végétation  : un coin de Chine dans Vancouver

Seul le reflet sur l'étang trahit l'illusion d'être en Chine.

Mais qui est le Dr Sun Yat-Sen? Pourqoi ériger un jardin en son hommage?
Le docteur Sun Yat-Sen (1866-1925) a séjourné à vancouver en 1911 afin de recueillir des fonds pour son nouveau parti, le Kuo-min-tang ("Parti du Peuple"). Sun Yat-Sen est considéré comme le père de la Chine moderne.

L'histoire de la Chine en peinture : mur de propagande ou frise historique?
Après avoir franchi la porte du millénaire deux édifices attirent notre attention.
Le premier concerne un mur peint, retraçant l'histoire de la Chine en quelques scènes emblématiques. Au premier coup d'oeil, sans même savoir à quels événements font référence les scènes peintes, il est aisé d'identifier des valeurs mises en exergue au travers des peintures. Le travail, la fraternité - valeurs chères au communisme- sont exprimées dans ses peintures. De plus, les héros nationaux sont représentés : Mao  ? (au centre, en haut), le Dr Sun  Yat-Sen ((à gauche). La peinture à gauche évoque la construction du chemin de fer Pacific Railway de 1881 à 1885.
Mes connaissances en histoire de la communauté chinoise au Canada étant limitée, l'analyse de cette frise chronologique ne peut être aboutie. Mais je me renseigne...

Le deuxième édifice concerne un vieux batiment datant de ... 1913. Il s'agit d'un commerce, composé d'entrepot, de magasins, et d'habitation. Voici donc l'un des plus vieux batiments conservé en l'état de Chinatown.  Les immigrants chinois installés à Vancouver investissent le domaine du commerce : restauration, épicerie, teinturier-blanchisseur, et ouvriers dans le batiment. La spécificité de cette immigration réside dans le communautarisme, c'est-à-dire que les Chinois se regroupent au sein d'un même quartier et perpétuent leurs coutumes et traditions. C'est pour cela qu'aujour'dui encore, le nom des rues sont indiqués dans les deux écritures.

Un devoir de mémoire
A l'entrée du centre culturel chinois, édifice de style architectural traditionnel, repspectant l'ordre du feng-shui, une plaque attire mon attention.
centre culturel chinois, à Vancouver

 La plaque rend hommage aux victimes chinoises , non pas mortes en temps de guerre, mais lors de la construction du chemin de fer transcontinental, le Pacific Railway. En fait, cette période de l'histoire de l'immigration chinoise au Canada est assez lourde de conséquence dans les relations immigrants chinois/ société canadienne.
plaque commérmorative pour les victimes chinoises
mortes durant la construction de chemin de fer


En effet, les Chinois sont recrutés pour participer à la constructoion de ce chemin de fer, et leur sont réservées les zones les plus dangereuses, à savoir les Rocheuses (chaîne de montagnes orientée Nord/Sud, de l'ouest des Etats-Unis jusuq'au Nord de Vancouver). Leurs salaires sont moindres que les travailleurs blancs. Exploités, maltraités et sous-payés, tel était le sort de ces ressortissants chinois de 1881 à 1885. Les hivers sont très rudes et le logement se fait sous des tentes, l'approvisionnement en nourriture est rudimentaire, et la manipulation des explosifs pour vaincre la montagne coute la vie à plusieurs centaines de travailleurs.
Une fois le chantier achev, les travailleurs chinois apprennent que tout l'équipement dont ils ont bénéficié est déduit de leur paye. Eux qui pensaient ammaser suffisemment d'argent pour rentrer au pays se trouvent dans une situation précaire, et se dirigent vers les villes afin de s'y installer. Au vue de leur mauvais traitement, les Chinois se regroupent en communauté dans ce qu'on appelle toujours aujourd'hui Chinatown. Ouvriers dans le bâtiments, blanchisseurs, restaurateurs, épiciers ... voici quelques uns des métiers occupés. Mais leur regroupement à Vancouver n'est pas vu d'un bon oeil par la population blanche qui se sent submergée par ces "fleaux de migrants". Des groupuscules virulets, tel les Knights of Labour, protestent par des manifestations, attaquent puis incendient les commerces du quartier chinois.
Dans le même temps le gouvernement adopte une politique restrictive à l'égard de l'immigration chinoise, en instaurant une taxe de 5$ en 1885 pour tout Chinois voulant s'installer en Colombie-Britannique. L'immigration se poursuit car la somme est abordable pour tout ouvrier chinois. Alors, la taxe passe à 500$ pour dissouader et limiter l'arrivée des Chinois. Puis cette mesure s'applique également aux Japonais, puis à l'ensemble de la population asiatique.

Immigration, Intégration, Citoyenneté : quel ministère pour ces affaires?
L'histoire de la Colombie-Britannique est centrée sur l'immigration, puisque la ville de Vancouver n'est fondée qu'en 1857 par des colons britanniques.
Aujourd'hui, 1 personne sur 2 résidant dans cette province est immigrée. C'est donc une véritable société multi-culturelle qui se dessine, désormais emprunte d'une très grande tolérance.
Le Canada possède "un ministère de l'immigration et de la citoyenneté". Le choix des mots me semble ici d'une importance capitale. La citoyenneté peut être définie par des critères objectifs (droits et devoirs du citoyen, connaissance de la langue, déclaration d'impôt (?), etc.). L'identité, me semble-t-il, relève d'appartenances diverses, individuelle et communautaire, particpant ainsi à la richesse de chaque individu. Que signifie par conséquent "identité nationale"? Comment la définir objectivement? Quels sont les critères qui définissent LE citoyen français?
Avis aux réflexions et commentaires !

Par melanie - Publié dans : Découverte de Vancouver
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Vendredi 11 mai 2007 5 11 /05 /Mai /2007 20:07
Question d'architecture
L’Université de la Colombie-Britannique (UBC) présente un musée d’anthropologie où les populations autochtones y ont une place prépondérante. En effet, situé sur un territoire appartenant à une ethnie amérindienne, celle des Musqueam, le musée se veut être dans le respect le plus complet de ces populations, et de leur tradition.
D’ailleurs cet effort s’affirme dans le choix architectural du musée. L’architecte canadien Arthur Erickson s’est inspiré des structures d’habitation traditionnelle « poutres et poteaux » des Première Nations du Nord-Ouest pour la réalisation du musée. D’ailleurs son dessin lui a valu un prix d’excellence en conception.

L'entrée du musée : discrétion au sein du Pacific Spirit Regional Park

L'armature très épurée de l'édifice rappelle les habitations traditionnelles des Premières Nations
Façade pacifique du musée

Un musée, lieu de recherches anthropologiques

Le musée d’anthropologie d’UBC est le plus grand musée canadien d'enseignement, ce qui lui confère une spécificité dans la présentation même des œuvres. Les objets présentés sont étudiés par des chercheurs en même temps qu’ils sont présentés au public. Par conséquent il n’y a pas de grandes explications écrites sur la symbolique des œuvres. De plus un grand nombre d'objet sont en attente d'être répertoriées, mais sont de même visible pour le visiteur, car elles sont entreposées derrière de larges vitrines.


Des masques, objets d'études pour les anthropologues de l'université de
Colombie-Britannique, dans l'attente d'être répertoriés.

Les constructions traditionnelles des Premières Nations
Structure classique "poutres et poteaux" de l'habitat traditionnel
(objets réalisés par les Kwakwaka'wakw)

Il faut imaginer ces poutres à l'intérieur des maisons. Le dessin ci-dessous reconstitue l'usage original de ces poutres aux allures de totem.

Totems et art figuratif
Les totems sont certainement les objets les plus impressionnants du musée, tant par leur taille que par leur signification, ou symbolique. Ils sont l'équivalent des drapeaux et racontent en partie la croyance et l'histoire des Amérindiens.
Les totems appartiennent à ce qu'on appelle de l'art figuratif car ils représentent des animaux, des personnes mais chaque chose a une signification spécifique. On parle alors d'allégorie (on attribue aux personnes et animaux des vertus et des valeurs abstraites).
Hall "la rampe" : les sculptures en bois proviennent des Salish de la région de Vancouver.
En contre-bas, il s'agit de mâts sculptés des Haïdas (ethnie de pêcheurs)
Totem squalish

Le premier totem (à gauche) représente un ours. On peut le reconnaitre grâce aux griffes sculptées, bien que son visage ressemble à celui d'un humain. Les Sqaulish attribue à l'ours une valeur de protecteur, ce qui explique que cet animal soit présent sur de nombreux totems. D'ailleurs, on remarque que la protection est ici renforcée par la présence d'un homme au sein des griffes de l'ours. Ce totem a donc une fonction protectrice. Les deuxième et troisième totem représentent un cormoran.
La fonction de ces trois totems se comprend aisémment lorsque l'on connait leur emplacement d'origine. En effet, ils jalonnaient la côte pacifique, en hauteur, ce qui permettait aux pécheurs de s'orienter et d'évaluer la distance qui leur restait à parcourir.

Le corbeau et les premiers hommes, sculpture de Bill Reid, ambassadeur de l'art haïda
Bill Reid est un des plus grand scuplteur d'origine haïda. A la fois sculpteur, joaillier, poète, Bill Reid marque le XXè siècle et contribue activement à la sauvegarde de l'art des Premières Nations.
Une de ses oeuvres, certainement la plus connue, est exposée au musée d'anthropologie d'UBC. Il s'agit de la sculpture sur bois intitutlée "le corbeau et les premiers hommes", qui relate l'arrivée des colons sur la côte ouest.


C'est une véritable allégorie : le corbeau représente les hommes belliqueux à l'égard des populations autochtones. La queue du corbeau abrite un visage humain, renforçant la symbolique de l'homme blanc envahisseur et perquisiteur. L'expression sur les visages des hommes écrasés et renfermés dans une coquille est emprunte de terreur et de peur alors qu'ils tentent de s'en échapper.

Cette sculpture est représentée sur les billets canadiens de 20$, sorte d'hommage rendu aux peuples autochtones.

Pour plus d'informations sur l'artiste Bill Reid, visitez le site de radio canada qui présente plusieurs émissions consacrées à l'homme et à son art, ainsi qu'à l'art haïda.
Lien : http://archives.cbc.ca/IDD-0-72-1096/arts_culture/bill_reid/

Par melanie - Publié dans : Découverte de Vancouver
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