Texte libre

Je fréquente un lycée, celui de la ville de New Westminster, et assiste aux cours d'humanités (sciences sociales).  A partir du mois de mai je me rendrai à l'université Simon Fraser où je suivrai des cours de pédagogie. Les articles suivants relatent mon expérience, mes étonnements et découvertes. Bon surf sur la toile !

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Lundi 16 juillet 2007
Mon sejour a Vancouver se termine sous un soleil d'aplomb : l'ete s'est longtemps fait attendre mais est desormais installe. Finit les balades en velo le long du Sea wall, ou dans Stanley park... Finit l'odeur de la resine de pin surprenante en pleine ville.. Finit les Vegie Burger, specialite de la West Coast... Finit les randonnees en foret humide, et la rencontre d'ours au detour des sentiers... Cependant, la nostalgie est toute relative puisque les vacances me conduisent en Chine ! Un mois et demi de nouvelles aventures, de curiosites culinaires, de paysages saisissants... De Shanghai au Yunan, puis de Beijing (Pekin) a Chengdu en passant par Xian, tel est l'itineraire choisi pour embrasser un large apercu de ce pays. Malheureusement (?), je ne peux poursuivre la mise a jour de ce blog. Nous priviliegions un voyage itinerant, avec sac a dos. Par consequent, pas d'ordinateur, et faibles connection internet en zone rurale. Rendez-vous donc a la rentree pour un etat des lieux de notre periple ! Bon ete a vous !
Par melanie - Publié dans : to-vancouver
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Mardi 10 juillet 2007
La nature en Colombie-Britannique est telle qu'elle suscite chez nous un désir de la parcourir de la manière la plus simple qu'il soit : la marche.
Deux chemins de randonnée - trail - (équivalent des GR en France) longent la côte pacifique sur l'île de Vancouver : le West Coast Trail, long de 75 km, et le Juan de Foca Trail, d'une longueur de 50 km.
Pour une première expérience du genre, nous nous sommes attelé au Juan de Foca Trail.



Caractéristiques du sentier
47 km le long de la côte, le Juan de Foca Trail surplombe l'océan, traverse des plages immenses, évolue dans une foret humide, en terrain accidenté. La boue est omniprésente, les troncs d'arbres jonchés sur le sol sont le spectacle courant , témoin de tempêtes violentes passées.
Par moment, le sentier est sur la plage. Gare aux marées montantes !

Vestiges d'une tempête passée

la boue, composante majeure du sentier

Le niveau de difficulté de la randonnée varie en fonction des portions du sentier. Pour simplifier, nous avons parcouru les parties qualifiées de "plus difficiles" les 2ème et 3ème jours. Les autres jours, non pas que la randonnée était toute paisible, mais l'effort à fournir était moindre.

Quand on évoque les termes de "sentier" ou "chemin de randonnée", des images de sentiers balisés nous viennent en tête. Or, le Juan de Foca Trail, bien que classé chemin de randonnée, nécessite bien des fois d'escalader, ou de jouer à saute mouton sur les rochers de la plage, ou encore de faire preuve d'équilibre au milieu de marre de boue sur lesquelles des morceaux de bois servent de plate-forme.
Des marches sont sculptées dans un tronc d'arbre abattu par une tempête.
L'humidité, en plus du sac à dos, rend périlleuse cette ascension

Plage

Au bout de la plage, un peu d'escalade

Pont suspendu

Les racines des arbres sont autant d'obstacles à passer, et servent également de prises pour les descentes à pic sur terrain friable.
Vous l'aurez deviné, cette randonnée a parfois pris des allures de marche en conditions extrêmes, mais quelle satisfaction d'arriver à des endroits reculés, où les paysages suffisent à être un spectacle inlassable.

une côte complètement sauvage, paradis des otaries et lions des mer

La découverte de la faune locale
Les forets sont peuplées d'ours, de pumas et de loups.
Lors d'une rencontre avec un ours, il est recommandé de faire de bruit puis de faire chemin arrière si l'ours ne semble pas partir. Nous en avons rencontré au détour d'une plage : deux ours se restauraient d'insectes. Apparemment habitués à la présence humaine, ils ne semblaient pas vouloir se déranger. A nous donc de faire demi-tour et de patienter 20 minutes, le temps qu'ils quittent notre itinéraire.
ours croisés au loin  sur une plage

Les pumas quant à eux sont plus dangereux car ils sont des chasseurs. Ils peuvent prendre en filature pendant plusieurs kilomètres un adulte avant de l'attaquer. En cas de rencontre inopportune, il faut se montrer agressif, s'emparer d'un bâton ou d'une pierre et le brandir en l'air, voir le lancer dans la direction du puma. Heureusement pour nous, nous n'avons pas fait ce genre de rencontre.

Tous les camps (espaces à l'abri des marais, car en bord d'océan) sont dotés de food cache. Il s'agit de boites en métal avec un système de poussoir pour l'ouvrir et la fermer.
Pourquoi cacher sa nourriture?Pour éviter de se la faire piller par les ours gourmands ! Plus que la nourriture, c'est tous les produits qui ont une odeur qu'il faut mettre hors d'atteinte : dentifrice, déodorant, savon.
Bear box : mettre la nourriture hors d'atteinte des ours

Lors de notre dernier campement, les boites métalliques étaient remplacées par un autre système : des câbles avec poulies pour accrocher en l'air les sacs contenant la nourriture.
autre système de garde-manger : un mat avec cordage en pleine forêt

La faune aquatique n'est pas absente du périple : visite d'otaries à proximité du bord.
Nous avons fait une marche extra pour nous rendre à la crique des lions des mer. Après 45 minutes de marche en terrain non balisé, car le sentier n'a pas été déblayé depuis la dernière grosse tempête de décembre, nous dominons l'océan. La vision de lions des mers en pleine pêche est fabuleuse. Malheureusement trop loin pour être photographiés, ou reconnaissable sur une photo.
on devine l'otarie à gauche du rocher, tout juste sortie de l'eau
Crique des lions des mer (taches noires flottantes)

6 jours d'expédition en plein nature
6 jours de bonheur permanent, d'efforts physiques aussi
6 jours de rigolade au sein d'un groupe de randonneurs
Aucune envie de rentrer à la ville... excepté pour prendre une douche !

Par melanie - Publié dans : Environs et environnement
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Mercredi 27 juin 2007
Je m'aperçois que la plupart de mes articles portent davantage sur les environs de Vancouver que sur la ville elle-même. Il est temps de rectifier le tir et de vous présenter l'une des parties les plus agréables de la ville : le bord de mer.

En effet, Vancouver se situe entre mer et montagnes, et la présence de l'eau scinde la ville en plusieurs parties. Imaginez trois bandes horizontales découpant l'agglomération vancouvéroise d'ouest en est.

Tout d'abord, Burrard Inlet (crique de Burrard) délimite la ville de Vancouver au nord. Cette crique s'avance jusqu'à la ville de Port Moody, située à 25 km à l'est de Vancouver. Les berges de Burrard Inlet abritent de nombreuses activités industrielles et portuaires.

La ville de North Vancouver, sur la rive gauche de
Burrard Inlet, reliée à Vancouver par SeaBus

 
Installations portuaires sur la rive droite de Burrad Inlet

Les grues permettent de décharger les containers en provenance d'Asie : produits manufacturés, vêtements, jouets, équipements électroménager, HIFI, pétrole, et autres produits chimiques débarquent quotidiennement à Vancouver pour alimenter le marché de l'ouest canadien.

Ensuite, English Bay, et dans sa continuité False Creek, démarque l'ouest de Vancouver.
English Bay présente les plus grandes plages de sable de la ville, prises d'assaut les jours de beau temps.
Jericho beach, quartier de Kitsilano
  Spanish beach, le long d'English bay

False Creek doit son nom à l'exposition universelle de 1986, puisque les pavillons construits pour l'occasion balisent ce front d'eau. False Creek est un excellent exemple de waterfront, quartier prisé et luxueux en bordure d'eau, alliant un environnement agréable en plein coeur de la ville.
Un cadre de vie urbain agréable au bord de False creek -

Immeubles de verre aux allures modernistes :
un exemple de waterfront alliant espaces verts et habitations.

Rive sud de False Creek : des constructions à venir
au vue du nombre de grues installées

La rive sud de False Creek est en pleine transformation, puisque la troisième tranche du projet d'urbanisme débutée récemment prévoit la construction de nouveaux immeubles. Les tours de verre poussent tels des champignons en forêt humide !
L'avantage certain de ces quartiers est la proximité de l'eau permettant des activités estivales dès que le soleil arrête d'être capricieux. Les bikinis sont de sortie et la bronzette devient première activité du genre, et ce, en centre-ville !

Enfin, la ville de Vancouver est délimitée au sud par la rivière Fraser. La rivière est baptisée en l'honneur de Simon Fraser -  nom également donné à l'université que je fréquente - qui fut un explorateur et commerçant de fourrures, premier à atteindre la côte ouest canadienne par ce fleuve en 1808.
(pour plus d'information, consultez l'encyclopédie du Canada : http://www.canadianencyclopedia.ca/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1ARTF0003041).

Les rives du fleuve sont accaparées par les zones industrielles : station d'épuration, scierie, cimenterie, etc. Des cultures maraichères profitent de le fertilité du sol aux abords du fleuve. 
La ville de Richmond, au sud de Vancouver se développe sur une île entre deux bras du fleuve Fraser. L'aéroport international de Vancouver est implanté sur cette île, au coeur des marais.

Visualisez l'agglomération de Vancouver et l'importance de l'eau dans le découpage administratif des municipalités sur www.maps.google.fr à la page suivante : 
http://maps.google.fr/?ie=UTF8&ll=49.196513,-123.029709&spn=0.245888,0.497818&t=h&z=11&om=1
Par melanie - Publié dans : to-vancouver
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Mercredi 27 juin 2007
Une coulée verte ... qui courrait dans l'aire urbaine
Entrons plus en détails dans la présentation d'un des fronts d'eau, présenté succinctement dans l'article précédent. Le long de False Creek se dresse le Sea Wall, sorte de "coulée verte" pour reprendre un terme d'urbanisme cher aux politiques actuelles de la ville.
On entend par coulée verte tout aménagement urbain laissant une place prépondérante aux espaces verts, éloigné de la circulation automobile, et reliant différents quartiers entre eux. La coulée verte des Amidonniers à Toulouse en est un exemple.

Aperçu de Sea Wall : 25 km d'espace pour piéton

Sea Wall longe la mer comme son nom l'indique, et privilégie tout mode de circulation écologique : vélo, marche, roller, skate ou long board. Lieu d'activités sportives en tout genre, cet endroit accueille un grand nombre de citadins les jours de beau temps.
Farniente, bronzette, frisbee, pique-nique sur la plage sont autant de passe-temps estivaux.

Verdure et plage font
de cet endroit un lieu très apprécié

Cette coulée verte parcourt Vancouver du nord au Sud, de Stanley park à Granville Island, dans un premier temps, puis continue jusqu'à la pointe occidentale de la ville, à savoir l'université de  Colombie-Britannique.  D'une distance d'environ 20 km, les immeubles alternent avec de larges espaces verts.
Stanley park au bout de la plage : une véritable forêt urbaine.

Stanley park, vue de l'intérieur :
une végétation à l'état sauvage


Ville et environnement : quelle cohabitation pour un meilleur respect écologique ?
Les villes françaises sont loin de rivaliser avec ce genre de cadre de vie où la nature semble trouver une place entière au coeur de l'espace urbain. Il est évident que la dimension historique est explicatif de ce déficit de verdure en France.
Cependant, il faudrait reconsidérer la fonction même des espaces verts. Doivent-ils correspondre aux jardins à la française, aux allées parfaitement entretenues, où le gazon devient un lieu sacré qui ne peut être foulé ?
La question du développement durable devient un domaine à part entière dans la politique nationale, et doit considérer l'espace urbain comme terrain propice à l'innovation environnementale. Favoriser davantage les déplacements non-polluants, et améliorer la qualité de l'espace quotidien de millions de citadins (non pas par la plantation d'arbres sur les trottoirs mais dans de larges espaces), sont des aspects qui me semblent primordiaux afin de rendre plus cohérent la cohabitation entre l'homo urbanus et dame Nature.
Par melanie - Publié dans : to-vancouver
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Mercredi 13 juin 2007
La deuxième destination de mon périple fut Ucluelet, une ville située sur la côte pacifique de l'île de Vancouver.

Une mini - croisière
La traversée dure 2 heures et s'effectue en bateau, avec la compagnie de la Colombie-Britannique "BC Ferries". Nous quittons le continent et ses massifs pour aborder des paysages forestiers et insulaires.
On devine un sommet enneigé au large, en quittant
l'embarcadère de Tsawassen (sud de Vancouver)

Paysages insulaires : ici les îles Maine et Galiano.


Victoria, capitale administrative de la Colombie-Britannique
Débarqués à Victoria, capitale administrative de la Colombie-Britannique, nous avons juste eu le temps de découvrir le Parlement, et de visiter (rapidement) le Royal British Columbia Museum qui est à la fois un musée d'histoire naturelle et un musée historique.

Le parlement
La ville de Victoria, du nom de la reine d'Angleterre, est crée en 1843 afin de contrer la colonisation américaine qui s'intensifiat dans l'Etat voisin de l'Oregon. Ainsi, la Compagnie de la Baie d'Hudson créa un comptoir de fourrures, principale activité de l'époque dans la région. Victoria devient la capitale de la Colombie Britannique en 1869, succédant ainsi à New Westminster (ville où j'ai effectué un stage en lycée). Eloignée de la voie ferrée transcanadienne, Victoria a ainsi été épargnée par l'industrialisation. Ainsi, Victoria conserve et offre un caractère original hérité de la fin du XIXè siècle.
  Parlement de Victoria

Le Royal British Columbia Museum
Le Royal British Columbia Museum est consacré à la mise en valeur du patrimoine naturel et culturel de la Province. Il est intéressant de voir ces deux domaines rassemblés dans un même musée. Un premier niveau présente l'histoire naturelle de la province. Ensuite, une partie du musée est consacré à l'histoire moderne et présente une reconstitution des rues de la ville. On se croirait dans un vrai studio de cinéma! Enfin, une section sur l'histoire amérindienne explique la vie des autochtones avant l'arrivée des Européens, puis les bouleversements apportés par eux au sein des sociétés amérindiennes.
Musée : l'architecture date de 1968


Ucluelet, l'extrême ouest de la Colombie-Britannique

Paysages maritimes : la façade pacifique
La côte pacifique alterne entre rochers, plages de sable fin, forêt pluviale.
L'exposition aux vents forts sculpte les arbres en les forçant à se courber.
Côte pacifique : rochers habités par les otaries

Long Beach, plage de 11 km de sable fin, et forêt pluviale

Ne vous fiez pas aux apparences d'un paysage idyllique pour la baignade, car cette plage n'est pas en position d'abris. Cela signifie qu'elle est fortement exposée aux vents marins. La température de l'atmosphère mais aussi de l'eau est assez fraiche (l'eau n'excède pas les 10° C même en été). Cependant, la tranquillité de cette endroit est vraiment appréciable.
Long Beach, appartenant au parc national du Pacific Rim

Le tunnel "krummholz" :
une végétation particulière face à l'exposition aux vents
La formation d'une forêt particulière, appelée le "tunnel Krummholz", permet aux arbres de pousser grâce à une bande de protection naturelle formée de buissons, et arbustes. En effet, les arbres sont extrêmement vulnérables face au vent et aux tempêtes marines. C'est pourquoi un première bande de végétation sert de bouclier aux arbres de la forêt pluviale.

Long Beach, et tunnel "Krummholz" au second plan.

Aperçu de la forêt pluviale, protégée des vents par les
arbustes et buissons, formant le tunnel "krummholz".

Schématisation de la composition du tunnel "Krummholz"

L'intérieur du tunnel est vraiment surprenant.
Sur le chemin qui mène à la plage, on évolue dans une forêt humide composée de grands arbres, et d'une végétation luxuriante. Puis brusquement, on entre dans une foret sombre, où les arbres n'ont pas de feuilles et sont très serrés.
Foret parcourue pour arrivée à long beach

Début du tunnel "Krummholz" : les arbres sont très rapprochés
ne laissant à la lumière et au vent que peut d'occasion de pénétrer cet espace.

Entrée dans le tunnel "krummholz" depuis la plage.

Plage au vent / à l'abri
Un peu plus loin, toujours situé au coeur du parc national du Pacific Rim, une autre plage est un peu plus fréquentée, notamment par une population de surfeurs. En position d'abris, cette plage offre aux promeneurs des conditions plus favorables à la balade ou à la sieste. En effet, cette plage bénéficie d'un renfoncement, et peu être comparer au même principe que les criques sur la côté atlantique française : un renfoncement naturel qui protège la plage des vents forts.

Autre partie de Long Beach, en position d'abris : le repère des surfeurs.

Un nombre incroyable de troncs d'arbres ont
échoué sur la plage lors des fortes marais.

Une faune exotique
Des panneaux informent les visiteurs de la présence de risques particuliers.
Toute la faune surprend et fascine en même temps... tant que la rencontre n'est pas hasardeuse.
Informations à destination des visiteurs : pumas, ours
(bruns et grizzli), loups sont des résidents de l'ile de Vancouver

Les ours s'aventurent en bord des routes afin de brouter l'herbe et les baies, tout juste mures à cette époque au endroits les plus exposés au soleil.
Rencontre en bord de route d'une ourse et de son ourson : un moment magique!

Ours brun

La faune marine est aussi de la partie : lions des mer, otaries, et baleines ont fait partie des rencontres exceptionnelles de ce séjour.
Otarie dans le port d'Ucluelet

Lion des mers, installé dans le port d'Ucluelet,
près de l'usine d'emballage de poissons

Dos d'une baleine aperçu au large d'Ucluelet
Jeu de 2 baleines

Il est évident que les clichés des baleines ne reflètent pas la beauté du spectacle. Les entendre, voir le rejet d'eau de 4 mètres de haut, admirer les queues en imaginant la masse présente sous l'eau... Cette expédition en zodiac au large de Broken Island est inoubliable : voir de tels animaux dans leur milieu naturel- Tout simplement génial !
Par melanie - Publié dans : Environs et environnement
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PROCHAINEMENT

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